Arrivée à Vientiane, j'ai attendue un peu nerveuse une voiture de NT2, qui va m'emmener à Gnommalat, dans la "basse ville" où les ingénieurs toutes catégories et leur familles résident, c'est un
village résidentiel dans un écrin de montagnes moussues.
Quel plaisir de me retrouver à nouveau en Asie du sud-est, mon corps reconnait les sensations et toute la mémoire du corps répond aux nouvelles stimulations :
je flotte dans l'air comme un enfant dans le ventre de sa mère, 37°, tout le continent m'accueille comme de larges bras chaud, et le Mékong lui aussi s'étire à droite de la route qui descend de
Vientiane à Gnommalat...
J'entend encore la voix de Viviane (prof à l'école depuis 4 ans et là c'est sa dernière année) qui me disait l'année dernière : "Le printemps, mai, juin, c'est la meilleure saison pour visiter le
Laos, tu verras, c'est si vert..."
C'est vrai, ce vert me remplit les veines, les pupilles se régalent de voir ce printemps ici.
Pour une fois, je suis au diapason avec la France qui connaît son propre printemps, je suis aussi heureuse en pensant que je rentrerai en France en plein été et non en plein hiver comme les
autres fois...
Mon programme à l'école :
de lundi à jeudi : préparation du spectacle de l'école, pour trois groupes d'élèves ;
les petits ont interprété le conte d'Indra qui donne à chaque animal son territoire ;
les moyens un autre conte Laos, qui parle d'amour prédestiné,
les grands ont fait une initiation au théâtre forum et ateliers d'écriture avec les adultes après-midi et soir...
Un pari vraiment risqué et un tour de force réussi !
jeudi les 3 spectacles étaient préts et les mômes à fond !
Viviane et Océane ont trop géré les décors et les costumes, bref ça déchirait !
Aujourd'hui, samedi, j'ai enfin du temps pour vous écrire et organiser la suite du voyage, dimanche je vais voir le barrage, là-haut sur les plateaux...